A
| Absolutisme |
Désigne un régime politique dont l'autorité s'exerce sans le contrôle d'instances intermédiaires (assemblée, conseils, parlements ou états). Il est dit "absolu" parce qu'aucune autorité ne peut lui être supérieure, sinon celle de Dieu. Il ne s'ensuit pas cependant que le monarque soit un despote. En effet, s'il est au-dessus de la loi, le roi n'est pas au-dessus du droit : "Le roi peut ce qu'il veut, mais il ne doit pas vouloir tout ce qu'il peut". Il doit par ex. respecter les lois fondamentales du royaume, les coutumes ainsi que les droits et privilèges que possèdent l'Église et la noblesse.
- Le modèle de l'absolutisme, et le plus précoce, est celui de la France qui se met en place à la Renaissance (règne de François Ier).
- Il atteint sa forme achevée au siècle suivant sous le long règne de Louis XIV (1660-1715) alors que les intérêts de l'État se confondent avec ceux du roi (le fameux "l'État, c'est moi").
- Contesté au XVIIIe siècle (notamment par la pensée des Lumières), l'absolutisme sera balayé par la Révolution française. Il sera désormais le régime politique de l'Ancien régime.
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| Aèdes |
Les aèdes sont des poètes itinérants du monde grec des "Siècles obscurs" (XIe - IXe siècles a.n.è.). Ils transmettent par voie orale les récits et les légendes du monde mycénien. Ex. Les poèmes homériques sont issus de cette tradition orale des aèdes. |
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Affranchissement
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De "franchise", liberté. Vient du verbe "franchir", (aller au-delà, dépasser un obstacle). L'affranchissement est donc l'acte par lequel est levée une servitude. Au Moyen Âge, les franchises désignent la somme des exemptions et privilèges qui est reconnue à une communauté ou à une personne. Elles sont consignées dans des chartes, documents juridiques qui garantissent ces "libertés". |
| Ancien Régime |
Ce terme réfère au régime politique et social de la France avant la Révolution de 1789. Il se caractérise par une monarchie absolue de droit divin (voir absolutisme) et une société inégalitaire basée sur les privilèges de la naissance pour une minorité de la population (la noblesse). |
| Antisémitisme |
De anti, contre et Sem, un des fils de Noé. L'antisémitisme est une manifesttion de racisme qui s'exprime à l'encontre des Juifs ou du peuple hébreu. On voit des poussées épisodiques d'antisémitisme apparaître en Europe occidentale à partir de la fin du XIe siècle, alors que l'intense propagande contre les "infidèles", lors des croisades, attise le fanatisme religieux. On peut considérer l'Holocauste du XXe siècle comme son ultime manifestation. |
| Aristocratie |
Du grec aristoï, les meilleurs, et krateîn, commander. Il désigne le gouvernement des "meilleurs", c'est-à-dire d'une minorité privilégiée, constituée de familles riches et puissantes qui se partagent l'exercice du pouvoir politique. L'aristocratie est dite "foncière" si elle tire sa puissance de la propriété de la terre ; elle dite "guerrière" si la classe dominante est constituée par des hommes d'armes. Par extension, on parle d'une "aristocratie de l'argent" pour désigner la classe des marchands enrichis qui a pris le contrôle politique des villes du Moyen Âge. |
| Artefact |
Du latin artis, art et factum, faire. Un artefact est un objet façonné par l'homme. Son apparition chez les hominidés, il y a deux millions d'années, marque le passage de la nature à la culture, de l'animalité à l'humanité et donc, la naissance de l'homme. |
| Arts libéraux |
De ars, artis, savoir ou métier et liber, libre. Chez les Romains, les arts libéraux constituent un corpus d'enseignement considéré comme dignes de l'homme libre par opposition aux arts mécaniques, qui eux sont réservés aux esclaves ou aux pauvres. Au Moyen Âge, les arts libéraux constituent la formation de base préalable à l'entrée dans les facultés des universités. Ils sont au nombre de sept regroupés dans le trivium (grammaire, rhétorique et dialectique) et le quadrivium (mathématiques, astronomie, géométrie et musique). |
| Ascétisme |
Du grec askisis, méditation. L'ascétisme consiste à vivre dans le renoncement des choses matérielles et à réaliser la perfection spirituelle par une vie de privations, de mortifications et de contemplation. Celui qui le pratique est un "ascète" |
| Autarcie |
Du grec autos, soi-même et arkein, suffire. Une société qui vit en autarcie entretient peu ou pas de relations déchanges avec l'extérieur. Elle produit l'essentiel de ce qu'elle consomme. C'est de l'autosuffisance économique. |
| Autodafé |
De "auto" acte et "fe", foi. Un autodafé, ou acte de foi, consiste à détruire par le feu purificateur toute manifestation d'hérésie (hommes ou livres). |
C
| Capitalisme |
Système économique fondé sur la recherche du profit au moyen d'investissements, de spéculations ou de manipulations de capitaux. La première phase du capitalisme sera commerciale (capitalisme marchand de l'ère mercantiliste), la seconde sera productiviste (avec la révolution industrielle). |
| Césaropapisme |
Système dans lequel le même personnage incarne le pouvoir politique (césar) et l'autorité religieuse (pape). Le christianisme, en devenant la religion d'État de l'empire romain au IVe s., sert à justifier un ordre politique autoritaire qui s'exerce au nom de Dieu. Au VIe siècle, l'empereur Justinien se fait représenter sur les monnaies tenant dans sa main le globe crucifère [voir image] pour montrer que son autorité est autant de naturelle temporelle que spirituelle. Le césaropapisme aura plus de mal à s'implanter en Occident où la séparation de l'Église et de l'État finira par prévaloir. |
| Chalcolithique |
De chalco, cuivre et lithos, pierre. Caractérise les sociétés néolithiques qui s'ouvrent de plus en plus à l'usage des métaux, le cuivre et l'or. |
| Chrétienté |
La chrétienté est formée de l'ensemble des peuples et donc, des territoires, qui ont en commun un système de croyances fondé sur le message évangélique de Jésus, le Christ (Messie, Sauveur). Son aire géographique s'étend des territoires d'Europe occidentale, aux confins du monde slave, au de là duquel s'étend la civilisation musulmane. La chrétienté médiévale a contribué à faire émerger une première forme dunité européenne. |
| Civilisation |
De civis, citoyen et civitas, cité. Concept élaboré au siècle des Lumières (XVIIIe) pour désigner une organisation sociale régie par des lois. On peut considérer qu'une société atteint le stade de civilisation lorsqu'elle témoigne d'une structure sociale élaborée, d'une hiérarchie complexe et d'une organisation sociale poussée. L'écriture et l'urbanisme sont généralement considérés parmi les facteurs importants associés à une civilisation. |
| Commune |
La commune désigne au Moyen-Âge, un bourg qui a obtenu une reconnaissance légale. Elle origine du serment commun que les bourgeois (marchands et artisans) ont prêté pour obtentir du seigneur féodal des exemptions et des privilèges, notamment le droit de gérer leurs propres affaires. Obtenus par la force ou la négociations, les franchises sont consignées par écrit dans des documents officiels, des chartes précieusement conservées dans la maison municipale (l'hôtel de ville). Comme le dit un vieil adage, "l'air de la ville rend libre. |
| Coup-d'État |
Prise du pouvoir par des voies illégales, généralement avec le soutien de l'armée. |
D
| Darwinisme |
Théorie de l'évolution présentée par l'anglais Charles Darwin en 1859 dans son ouvrage De l'origine des espèces. Il y expose que la dynamique d'évolution est régie par la loi de la sélection naturelle, et donc que la survie d'une espèce dépend de sa capacité d'adaptation aux enjeux posés par le changement. Le darwinisme social est l'extension aux sociétés humaines de cette théorie par un autre anglais, Herbert Spencer (1820-1903). |
| Démocratie |
La demokratia vient du grec demos, peuple et kratein commander, pour désigner le gouvernement par le peuple considéré en tant que citoyen, i.e. jouissant du droit de cité. |
| Domestic system |
Système de production qui exploite la main-d'oeuvre des campagnes, abondante et non régie par le système des corporations. Il se développe au XVIe siècle, dans le secteur textile, par des marchands-fabricants qui contrôlent toutes les étapes de la production, depuis le traitement de la laine brute jusqu'à la confection des tissus. Ils paient à la pièce et font leur profit par la vente du produit fini sur les marchés urbains. |
| Droits de cité |
Dans la polis gecque, ce sont les droits qui définissent la qualité de « citoyen ». Ils permettent de prendre part à l'élaboration des lois, mais ils obligent également à prendre part à la défense de la cité. Au départ, la citoyenneté est liée à la propriété foncière. Mais avec les crises du VIe siècle a.n.è., la citoyenneté sera définie selon la richesse (réformes de Solon). Au Moyen-Âge, les droits de cités se confondent avec les droits de bourgeoisie reconnus par la commune. |
F
| Factory system |
Système de production de la manufacture. Il se généralise en Angleterre au XVIIIe siècle. La manufacture opère sur la base de la division du travail et concentre une abondante main-d'oeuvre peu qualifiée et peu chère. L'introduction de la machine, à la fin du XVIIIe siècle, fera naître l'usine moderne. |
| Féodalité |
La féodalité et un système économique et social qui apparaît dans ses traits essentiels au XIe siècle. Il résulte de l'effacement de l'autorité publique en Europe occidentale au siècle précédent. Il prend pour base le fief (d'où son nom) à partir duquel se sont constituées de puissantes familles en conflit les unes avec les autres et assez puissantes pour contester l'autorité du roi. On nomme "féodalisme", ce type d'économie où une minorité de vassaux et de seigneurs grands propriétaires exploitent une paysannerie maintenue dans le servage. |
| Fief |
Du latin feodum, tiré d'un terme germanique, fehu qui veut dire « bétail ». Dans la tradition franque, le fehu est une récompense, un bienfait obtenu auprès d'un chef puissant en échange de services. À partir du XIe siècle, comme ce bienfait devient presqu'essentiellement une terre, le fief en vient à désigner une propriété foncière tenue selon les coutumes féodales et autour duquel se redéfinit la société médiévale. |
H
| Habeas corpus |
Lhabeas corpus est un principe issu de la common law britannique qui est mentionné dans la Magna Carta (1215) imposée à Jean sans Terre par les barons anglais. Elle commande qu'un individu arrêté et détenu par les autorités soit présenté devant un juge "avec son corps", pour l'examen du bien-fondé des charges qui pèsent contre lui. En 1679, l'Habeas Corpus Act (loi sur lhabeas corpus ) formalise et précise la procédure qui reste le fondement majeur des libertés anglaises. |
| Hellénisme |
Vient de Hellên, le nom que se donnaient les Grecs eux-mêmes, d'où Hellade, le pays des Hellens. L'hellénisme se réfère à l'ensemble des éléments de civilisation propres à la Grèce. Un « helléniste » est un spécialiste de la civilisation grecque. |
| Hégémonie |
Du grec, hêgemôn, chef. L'hégémonie est la domination ou le contrôle qu'exerce un peuple ou un État sur d'autres. On peut parler d'une hégémonie économique, politique ou culturelle. |
| Héliocentrisme |
De "helios", soleil. Théorie astronomique mise de l'avant par Nicolas Copernic (1543) selon laquelle le soleil occupe le centre de l'univers et autour duquel gravitent les planètes. Elle s'oppose au "géocentrisme". |
| Hérésie |
Du grec hairesis, opinion. L'hérésie est un ensemble d'idées ou de croyances condamnées par l'Église comme fausses et portant atteinte à l'intégrité de la foi dont les dogmes constituent l'orthodoxie. |
| Hominidés |
Représentants de la famille humaine, fossiles ou récents, soit l'ensemble des primates supérieurs. La famille des hominidés se divise en deux genres : les australopithèques et les homos (habilis, érectus et sapiens). |
| Hoplite |
Du grec hoplon, arme. Ce terme désigne, dans la cité grecque antique, le fantassin lourdement armé qui combat au sein d'une formation en rangée qu'on appelle une "phalange". |
| Humanisme |
Doctrine fondée sur la dignité de l'Homme. Elle prend forme à la Renaissance au sein d'une communauté d'érudits italiens qui valorisent l'étude des lettres antiques. Plus qu'un mouvement culturel, l'humanisme propose, dans la seconde moitié du XVe siècle, un nouveau système de valeurs autant qu'une pratique philosophique fondée sur la valorisation de la Raison et du libre-arbitre. |
I
| Impérialisme |
Vient du mot « empire » et dérive du concept de l'imperium romain. À l'origine, l'imperium présente un caractère religieux (pouvoir de consulter les « auspices » ou volonté des dieux) mais ensuite le sens s'élargit au pouvoir de commander et de contraindre. La victoire militaire est ainsi le signe de la faveur des dieux, comme le célèbre la fête du triomphe que Rome offre à ses généraux victorieux.
Dans son sens moderne, l'impérialisme désigne la conduite d'un État qui étend sa domination, son imperium, sur d'autres peuples et territoires. Il est synonyme d'hégémonie.
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| Inquisition |
Du latin inquisitio, enquête. Instituée sous le pontificat de Grégoire IX (1227-1241), l'Inquisition est un tribunal ecclésiastique dont le mandat est de pourchasser l'hérésie. Ce tribunal d'exception est mis sur pied en 1231, à l'occasion de la croisade albigeoise levée pour réprimer l'hérésie cathare qui s'épanouit dans les pays de langue d'oc (sud de la France). Par la suite, la machine inquisitoriale s'abattra sur tous les groupes suspectés d'entretenir des idées hérétiques (sectes, magiciens, sorcières, savants ou blasphémateurs) qui pourraient mettre en danger la foi chrétienne telle que formulée dans les dogmes (voir orthodoxie). |
L
| Législateur |
Du latin lex, loi et lator, qui propose. Au sein des cités-États de la Grèce antique, le législateur est celui qui propose un code de lois écrites pour résoudre les conflits entre le demos et les aristoï. Il est ainsi le fondateur de l'État de droit. (Voir droits de cité). |
| Légistes |
Du latin lex, loi. Au Moyen Âge, les légistes sont un groupe dintellectuels qui cherchent à faire carrière dans l'entourage des princes (les papes, les empereurs et les rois). La redécouverte du droit romain au XIIe siècle fera renaître la notion de république et d'empire. Les légistes s'emploieront à établir les fondements juridiques de la monarchie médiévale. |
| Légitimité |
La légitimité renvoie à ce qui est fondé en droit ou en justice. Elle émane du (relatif) consentement des gouvernés, et donc, s'appuie sur un large consensus fruit des traditions et des habitudes héritées du passé. |
| Lettre de change |
Ancêtre du chèque, la lettre de change apparaît et se généralise au XIIIe siècle avec le développement de l'activité marchande des républiques et cités-États italiennes. La lettre de change permet d'effectuer un paiement pour une transaction commerciale dans une autre monnaie que celle de l'acheteur. Son apparition est à mettre en rapport avec le développement des mécanismes bancaires. Le taux de change dissimule fréquemment un intérêt sur les prêts consentis par les banquiers mais que l'Église réprouve comme une pratique usuraire. (Voir usure). |
| Libéralisme |
De liber, libre. Philosophie politique fondée sur le primat de l'individu reconnu comme une personne ayant des droits fondamentaux comme la liberté de conscience et d'expression. Au plan juridique, il postule l'égalité devant la loi ainsi que l'habeas corpus ; au plan politique, la liberté d'association, de presse et des institutions représentatives ; au plan économique, la liberté d'entreprendre et le respect de la propriété privée ; et au plan commercial, le libre-échange. |
| Libre arbitre |
Selon les humanistes l'homme jouit, de par sa nature, de la liberté de choisir, c'est-à-dire qu'il dispose librement de sa volonté pour orienter son destin et assurer son salut. Ce principe s'oppose au déterminisme et à la prédestination. |
M
| Martyr |
Du grec martur, témoin. Le martyr est celui qui témoigne de sa foi dans le christ en subissant le martyre, c'est-à-dire en souffrant et mourant comme Jésus lors de sa Passion. Le martyre devient un idéal pour certains croyants qui aspirent à la vie éternelle. Les martyrs font l'objet d'une grande dévotion au sein de l'Église chrétienne primitive comme l'attestent le culte des reliques et la pratique du pèlerinage. |
| Mécénat |
De Mécène, un riche ministre d'Auguste, célèbre pour son encouragement et son soutien aux poètes et aux artistes à Rome au premier siècle de notre ère. Son nom est resté associé à la protection des arts. Il peut se présenter sous diverses formes, privée ou publique. Au XVe siècle, son rôle fut déterminant dans l'éclosion de la Renaissance artistique. |
| Mercantilisme |
De l'italien mercantile, commerce. Doctrine économique en vigueur entre 1600 et 1850 et qui postule que la puissance d'un État est fonction de ses réserves en métaux précieux (or et argent). Pour protéger et accroître ces réserves, les États européens mettent en place des politiques économiques protectionnistes et enserrent leurs possessions dans un "pacte colonial" contraignant. |
| Mésolithique |
Âge de la pierre moyenne. Période intermédiaire entre la fin de la dernière glaciation et la découverte de l'agriculture, soit entre -12 000 et -8 000 ans environ. |
| Minoen |
De Minos, nom d'un roi légendaire de Crète. L'archéologue anglais Arthur Evans s'en est inspiré pour nommer la civilisation crétoise du bronze égéen (- 2000 à -1450) qui est aussi dite palatiale, en raison de l'importance des grands palais qui semblent dominer cette civilisation et dont le rayonnement en Méditerrannée orientale constitue une thalassocratie. |
| Monachisme |
Du grec monakhos, seul. Retiré du monde, le moine recherche l'extase mystique par la pratique de l'ascétisme. Paradoxalement, c'est cet idéal érémétique (solitaire) qui donnera naissance à la vie en communauté monastique. Les moines vivent selon une règle stricte qui partage leur journée en temps de prière, de travail et d'étude. Les monastères vont se multiplier pour former de vastes réseaux d'institutions qui seront à l'origine d'une première renaissance des arts et de la culture qui culminera au XIe siècle dans l'art roman. |
| Monarchie |
Du grec monos, seul et kratein, commandement. La monarchie est le gouvernement d'un seul. Ce pouvoir est héréditaire. On appelle « dynastie », une lignée de monarques relevant du même ancêtre. Elle est dite de droit divin lorsque qu'elle est sanctionnée par la volonté de Dieu. Elle est absolue lorsque le monarque dispose de la totalité du pouvoir politique. Elle est constitutionnelle lorsque l'autorité politique du monarque est limitée par une constitution. |
P
| Palatiale |
Désigne une civilisation centrée sur un palais, ensemble architectural complexe qui centralise l'ensemble des fonctions d'un État. Il est à la fois centre politique, économique, culturel et religieux. Ex. les civilisations du bronze égéen, Crète (voir minoen) et Mycènes. |
| Paléolithique |
Âge de la pierre ancienne qui commence avec l'apparition des premiers outils en pierre il y a environ 2 millions d'années (voir artefact) et qui s'achève vers -12 000 ans avec la fin de la dernière glaciation. |
| Paradigme |
Terme emprunté à la linguistique. Il désigne l'ensemble des éléments qui constitue un champ d'interprétation d'une réalité donnée à un moment donné. Les systèmes de pensée, qu'ils relèvent du magico-religieux ou bien de la pensée rationnelle, finissent par constituer des paradigmes (théories, idéologies, systèmes de croyances...) |
| Patriciat |
Vient du latin pater, père. Ce terme réfère aux chefs des grandes familles de propriétaires fonciers qui forment l'aristocratie romaine. Entourés d'une vaste « clientèle », les patriciens exercent leur domination sur la société romaine par leur contrôle du Sénat. |
| Perspective |
Terme issu du latin perspicere, "pénétrer par le regard". Au XVe siècle, les peintres et architectes italiens mettent au point les lois de la perspective qui permettent de rapporter sur une surface plane une image en trois dimensions. L'effet de profondeur est obtenu par la convergence des lignes visuelles sur un point de fuite constitué à partir du regard du peintre. (Voir explications). |
| Plèbe |
Chez les Romains, la plèbe désigne les classes populaires d'hommes libres, mais exclus des privilèges de la noblesse (le patriciat) |
| Polis |
Ce terme désigne la cité-État pour les Grecs. La polis est une entité indépendante et autosuffisante. Elle n'est pas tant un lieu physique qu'une communauté de citoyens se gouvernant elle-même par ses propres lois. |
| Prédestination |
Conception développée par les réformateurs religieux (surtout calvinistes) du XVIe siècle selon laquelle Dieu aurait déjà, au moment de la création, décidé de ceux qui recevraient sa Grâce et seraient sauvés, alors que les autres seraient damnés, quelque soient leur foi ou leurs actions. Cette conception s'oppose au libre-arbitre. |
S
| Scolastique |
La scolastique ou science de l'école est la méthode de raisonnement dialectique mise au point dans les écoles urbaines du XIIe siècle et dont le grand maître fut Pierre Abélard. La scolastique connaîtra son ultime achèvement au sein des universités médiévales.
- La disputatio (discussion organisée selon la méthode dialectique) : exposé d'un thème à débattre en deux points de vue opposés : le respondens (arguments pour) et l'opponens (arguments contre). La discussion se conclut sur le determinatio qui apporte une synthèse de thème exposé.
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| Serf |
Du latin servus, "esclave". Au Moyen Âge, le serf est un paysan attaché à la terre qu'il cultive. Son statut est différent de celui de l'esclave antique en ce qu'il est reconnu comme une personne et non comme un objet, une marchandise. Le serf peut fonder une famille ce qui aura un impact sur la croissance démographique des campagnes à partir du XIe siècle. Cependant on lui dénit une personnalité juridique, et il est "corvéable à merci". |
| Servage |
Le servage désigne l'état de servitude (non-liberté) dans laquelle est maintenue une partie de la paysannerie occidentale. Le mot latin servus, esclave, montre bien le lien qui unit l'ancien esclave du monde romain au serf médiéval. Il est issu de l'évolution de la grande propriété gallo-romaine, la villa, à la fin de l'époque mérovingienne (VIIIe s.). Devant la pénurie d'esclaves, les grands propriétaires vont modifier le mode d'exploitation de la terre, en "châsant" leurs esclaves sur une parcelle de terre, le manse, sur lequel, désormais, pèsent les servitudes (redevances et corvées). Avec le développement de l'économie monétaire (XIIe-XIIIe siècles), le servage recule puis disparaît, en Europe occidentale, à la fin du Moyen Âge. (À noter cependant que le servage se maintient et se renforce dans la portion orientale de l'Europe (Russie, Allemagne de l'Est... Il s'y maintient jusqu'au XIXe siècle). |
| Socialisme |
Philosophie politique qui se développe au XIXe siècle en réaction aux méfaits de la révolution industrielle. Elle se diffuse à travers le mouvement ouvrier et les divers mouvements d'opinion qui se constituent dans les grandes villes industrielles d'Occident. Le socialisme européen connaît diverses tendances, des plus modérées aux plus radicales, voire révolutionnaires. Il recherche la prise en compte des intérêts du plus grand nombre et prône une meilleure répartition de la richesse collective. |
| Souveraineté |
Du latin "superanus" au-dessus. Définie au XVIe siècle par Jean Bodin dans son livre La République, la puissance souveraine est un attribut essentiel de l'État. Elle est absolue et perpétuelle : aucun autre pouvoir ne lui est supérieur et elle ne peut être anéantie. Elle émane de la communauté politique qui constitue la République. La souveraineté peut résider dans une personne ( monarque absolu, despote, tyran) ou bien dans la multitude (nation, peuple). |