Le travail des métaux apparaît précocement en Mésopotamie et sur le plateau anatolien (Turquie). Des objets de parure ont été attestés dans ces régions dès le VIIIe millénaire. D'abord travaillé par martelage à froid, le métal sera bientôt fondu et moulé. La fonte des métaux est rendu possible (Proche-Orient, au cours du Ve millénaire) grâce au progrès des fours pour la cuisson de la céramique qui permet d'atteindre des températures élevées (le cuivre fond à 1054oC).
- Sans doute, les premières expériences proviennent-elles de circonstances accidentelles, alors que dans le foyer refroidi, on découvre un moment donné, une drôle de forme, différente de la pierre, et qui brille !
[Pour approfondir, voir des page sur les Arts du feu.]
La fusion permet de dégager le métal de son minerai et d'obtenir ainsi, un produit pur qui n'existe pas dans la nature. La fonte permettra de mouler une variété d'objets (armes, outils) et de recycler le métal usagé. Cette technologie aura pour effet d'amorcer une première standardisation des objets, objets qui sont produits en plus grande quantité ce qui donne une impulsion aux échanges commerciaux qui se multiplient.
Historiquement, les métaux apparaissent dans un certain ordre qui donne leur nom aux périodes où leur usage est prédominant. Nous aurons ainsi, l'âge du cuivre ou chalcolithique, l'âge du bronze et l'âge du fer.
A) L'âge du cuivre ou chalcolithique (4,600/4,200 - 2,000/1,800 a.n.è.)
Le chalcolithique (de chalco, cuivre et lithos, pierre) caractérise les sociétés néolithiques qui s'ouvrent de plus en plus à l'usage des métaux, le cuivre et l'or. L'utilisation précoce du cuivre et de l'or s'explique par le fait qu'ils sont constitués d'une matière " ductile ", c'est-à-dire malléable, donc pouvant se prêter au travail d'outils en pierre par martelage à froid. Aux outils de pierre qui demeurent encore largement utilisés, on voit apparaître des parures en or et des poignards en cuivre.
Sur le plan social, l'âge de la métallurgie correspond à une plus grande hiérarchisation de la société. Les villages sont de plus en plus fortifiés, car la guerre semble se répandre. Ces tendances vont s'accentuer avec la généralisation du bronze.
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B) L'âge du bronze (2,000/1,800 - 1,100/900 ans a.n.è.)
À partir de production du cuivre, il sera possible de procéder à des alliages, notamment avec de l'étain (10 %) qui permettra d'obtenir du bronze. La production du bronze témoigne de relations d'échanges bien organisées et d'une complexité grandissante de la société. Le bronze ancien du Proche-Orient fut produit avec de l'étain qui provenait des mines de Cornouailles en Angleterre, soit un voyage de plus de 5 000 kilomètres.
Les techniques métallurgiques de l'âge du bronze se répandent en Europe dans le cours du IIIe millénaire. Elles sont introduites en Europe par des peuples en migration depuis les steppes euro-asiatiques (nord de la mer Noire) : les indo-européens. Il s'agit d'une famille de peuples agro-pastoraux ayant domestiqué le cheval. Ce sont de bons guerriers comme le montre leur hache de combat et qui vont s'imposer aux communautés agricoles de l'âge du cuivre, tant en Europe continentale qu'en Méditerranée. Dotés de l'épée en bronze, ils peuvent d'autant mieux s'imposer sur des communautés paysannes mal défendues.
C) L'âge du fer
Bien que très répandu dans la nature, le fer n'est pas utilisé avant le IIe millénaire à cause du degré élevé de fusion qu'il requiert. Les outils et les armes de l'âge du fer seront nettement plus efficaces que ceux de bronze. Ce dernier conservera surtout une fonction ornementale et prestigieuse. L'usage du fer se répand en Europe en même temps que s'épanouit la culture celte.
[Les momies des tourbières, une rencontre avec les hommes de l'âge du fer européen.
Voir, en anglais, The Mysterious Bog People.]
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