De 1990 à 2000

Responsabilités accrues des cégeps

Ces années ont été marquées par la Réforme de l’enseignement collégial, qu’on a aussi appelée le « renouveau des cégeps ». Dorénavant, ceux-ci auront une plus grande responsabilité dans l’élaboration des programmes. C’est toujours le Ministère qui établit les objectifs et les standards des programmes collégiaux, mais ce sont les collèges qui définiront les cours permettant de les atteindre. Le Collège Ahuntsic, qui le fait déjà pour la moitié de ses programmes techniques, a une grande expertise dans le domaine. Ces nouvelles règles feront en sorte de renforcer les instances pédagogiques : départements d’enseignement, coordonnateurs de département, Direction des études et ses services, Commission des études.

De 1990 à 2000

Ressources financières

Par ailleurs, le réseau collégial connaît dans les années 90 une baisse de son financement provenant de l’État. Jusqu’en 1998, il subit une indexation partielle de ses dépenses, puis la non-indexation des subventions et, finalement, les compressions budgétaires. Heureusement, durant ces années difficiles, plusieurs actions menées avec constance permettent au Collège de se constituer une marge financière pour ses plans de développement et un fonds de surplus pour des investissements. Une fondation est aussi mise sur pied. De plus, l’augmentation de la clientèle étudiante du Collège lui permet de recevoir de l’aide gouvernementale pour l’agrandissement de son campus. Ainsi, on réaménage les sous-sols en salles de classe pour l’enseignement technique, on agrandit l’édifice central de 3000 mètres carrés, on modifie les locaux d’enseignement du cinéma, etc. Le projet de l’Institut des communications graphiques du Québec prend forme et se réalise en 1993, soutenu par la campagne de souscription coordonnée par la Fondation et l’engagement des intervenants majeurs de ce secteur.

Partenariat et informatisation

Durant cette période, on solidifie les relations entre nos programmes techniques et les secteurs industriels, on introduit les stages pour les élèves et les enseignants selon le modèle d’alternance travail-études. Parallèlement, l’informatique transforme petit à petit le travail des employés et l’enseignement dans les classes.

Carte des programmes et concertation

À partir du milieu des années 90, tous les programmes du Collège seront soumis à un examen de la Commission d’évaluation de l’enseignement collégial. Entre 1991 et 1995, six programmes menant au diplôme d’études collégiales (DEC) et trois programmes menant à une attestation d’études collégiales (AEC) seront élaborés selon la méthode d’élaboration par compétences. La carte des programmes devient alors un enjeu pour chaque collège et le Collège Ahuntsic choisit de poursuivre le développement amorcé dans les secteurs techniques, particulièrement dans ceux de la santé et des communications graphiques. En 1997, la réussite scolaire devient le thème principal du ministère de l’Éducation. Déjà en 1989, le Collège en faisait un des objectifs de ses plans de développement, visant ainsi à augmenter le taux de réussite en première session, le taux de persistance en troisième session et le taux de diplomation.

En 1998-1999, l’État atteint son objectif de déficit zéro et, conséquemment, il n’y a pas de nouvelles réductions budgétaires pour les cégeps. Les règles budgétaires sont indexées et, mieux encore, le Ministère revoit les normes de financement des budgets d’investissements, ce qui signifiera une augmentation de près de 50 % pour notre collège dans les années suivantes.

Enfin, durant les années 90, le Collège est fortement préoccupé par la mobilisation de son personnel, l’amélioration de la qualité de vie au travail et la polyvalence des employés. Il mise sur la formation et le perfectionnement. Un plan de développement des ressources humaines sera élaboré en 1995. Le Collège sera dorénavant préoccupé par un développement organisationnel réalisé en concertation.