Critères d'évaluation

Les critères d'évaluation sont liés aux objectifs des cours : il s'agit de qualités que votre professeur recherche dans vos travaux et dont la présence lui indique que vous atteignez les buts fixés. Vous pouvez donc également vous en servir pour évaluer votre démarche et vos travaux, avant de les remettre à votre professeur. Vous trouverez ci-dessous les critères d'évaluation les plus importants utilisés par tous vos professeurs de philosophie, tels qu'eux-mêmes les définissent. L'importance accordée à chacun sera déterminée et précisée par votre professeur en fonction du travail exigé et des objectifs visés. Si votre professeur ajoute des critères à cette liste, il vous en expliquera alors la teneur.

La qualité de la langue

Elle dépend de l'utilisation d'un vocabulaire adéquat et du respect des règles de la langue française concernant l'orthographe (manière correcte d'écrire les mots), la grammaire (accord correct des mots entre eux), la syntaxe (construction correcte des phrases) et la ponctuation (utilisation correcte des virgules, des points, etc.).

Si vous maîtrisez mal le français au point que votre travail est plein de fautes d'orthographe, de grammaire, de syntaxe, de ponctuation et de vocabulaire, il devient difficile de comprendre ce que vous écrivez et donc d'évaluer adéquatement votre travail en fonction de l'ensemble des autres critères d'évaluation définis plus bas. En revanche, mieux vous maîtrisez votre français, moins vous faites de fautes et mieux vous réussissez à exprimer vos idées.

Parce que la maîtrise de la langue est une condition essentielle à l'expression et au développement des idées, c'est un des objectifs de vos cours de philosophie et vos professeurs lui réservent 10% de la note attribuée à chaque travail. La pénalité maximale s'applique aux travaux écrits qui compteraient en moyenne 10 fautes ou plus par page.

La clarté

C'est la qualité d'un développement aisément compréhensible par sa netteté et sa précision, grâce à des questions explicites, des définitions détaillées, des exemples précis et des formulations sans ambiguïtés.

On manque de clarté si l'on se contente d'affirmations générales sans préciser le sens des mots importants, sans apporter les nuances qu'impose le contexte ou sans donner d'exemples concrets de ce qu'on veut dire. On manque aussi de clarté si on se contente de donner des exemples sans dire ce qu'ils illustrent. Enfin, des phrases mal construites, des mots mal choisis nuisent à la clarté d'un travail.

La pertinence

C'est la caractéristique d'une pensée bien adaptée au problème soulevé, qui ne perd pas de vue l'essentiel et ne s'égare pas, mais dont les développements sont directement utiles ou appropriés au sujet traité.

On n'est pas pertinent quand on «passe à côté du sujet». Cela se produit lorsque vous perdez de vue la question posée, ne respectez pas les consignes de rédaction précisées par le professeur ou n'y répondez que de manière indirecte. Dans ce cas, il peut devenir impossible de vous attribuer une note, car vous n'aurez tout simplement pas fait le travail demandé ni répondu à la question posée. Vous passez également à côté du sujet quand, même en faisant ce qui vous est demandé, vous vous attardez à des détails, aux aspects secondaires ou accessoires de la matière, du texte ou de la théorie sur lesquels porte le travail. Assurez-vous donc d'avoir bien compris les questions et le sens du travail attendu, d'exécuter les consignes données et d'avoir départagé l'essentiel des détails dans la matière à l'étude, bref, de l'avoir comprise.

La cohérence

C'est la qualité d'une pensée qui se développe de manière articulée et unifiée en un tout harmonieux. Elle concerne la structure d'un texte ou d'un exposé : elle se voit dans un enchaînement progressif et suffisamment évident de ses différentes parties et dans l'absence de contradictions entre elles.

Votre texte ou votre exposé n'est pas cohérent s'il n'a pas d'idée directrice ou de fil conducteur, s'il est sans parties distinctes et répète sans raison la même idée, s'il saute d'une idée à l'autre sans les relier ou encore si les idées qu'il contient se contredisent.

La richesse du contenu

C'est la qualité d'un développement qui fait le tour des différents aspects d'un problème ou des points de vue disponibles et comporte donc tous les éléments nécessaires pour rendre complètement compréhensible le point de vue adopté et rendre suffisamment compte de la complexité du sujet traité et de ses multiples dimensions.

Vous appauvrissez le contenu de votre travail en oubliant des éléments importants ou en vous contentant de ne les mentionner qu'au passage, sans les développer. Votre contenu sera également moins riche si, par exemple, vous ne montrez pas que votre position en est une parmi d'autres ou si vous réduisez le sujet ou le problème traité à une seule de ses dimensions en passant les autres sous silence. La longueur de votre travail n'est pas nécessairement un indice de sa richesse : évitez de répéter la même idée de diverses manières pendant des pages, cela ne camoufle pas la pauvreté du contenu.

La solidité de l'argumentation

C'est la qualité d'un développement dont les idées s'articulent entre elles pour former des raisonnements conduisant logiquement à des conclusions. On utilise alors des arguments suffisants en nombre et en qualité (pertinents et « factuellement » exacts) pour appuyer, justifier ou démonter logiquement les idées qu'on avance.

L'argumentation est absente lorsqu'on se contente d'affirmations gratuites ou si les liens entre les idées sont inexistants; elle est faible si on a peu d'arguments pertinents, et elle n'est pas valide si les informations sur lesquelles vous vous appuyez sont inexactes ou fausses ou si le raisonnement qui relie les arguments à la conclusion est contraire à la logique.

Le questionnement critique

C'est la caractéristique d'un développement qui cherche à dépasser les apparences et les banalités dans le but avoué de mieux comprendre le sujet traité, de mieux justifier le point de vue adopté ou encore d'apporter des perspectives nouvelles. On se montre alors sensible aux difficultés présentées par le sujet en s'interrogeant devant les faits, les théories et les problèmes traités pour les évaluer.

On ne réfléchit pas convenablement quand on répète des clichés ou des réponses toutes faites, quand on se contente de survoler des éléments variés sans en approfondir aucun, quand on ne formule aucune question sur le bien-fondé de ses propres idées, quand on ne remet en question aucun point de vue, quand on n'évalue ni le pour ni le contre ou quand on simplifie outre mesure les difficultés soulevées par le sujet traité.