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Un diplômé du Collège Ahuntsic au Sundance Film Festival

Mario Cloutier publie un article sur Félix Lajeunesse, diplômé du programme de Cinéma du Collège Ahuntsic, dans le journal La Presse du 22 janvier 2015.


« Les Québécois sont nombreux au festival Sundance, qui débute aujourd'hui et se déroule jusqu'au 1er février, notamment dans les sections d'avant-garde comme New Frontier. On y retrouvera, entre autres, Félix Lajeunesse et Paul Raphaël.

La réalité virtuelle fait exploser le monde des images en mouvement. Le studio montréalais de Félix Lajeunesse et Paul Raphaël est aux premières loges de cette nouvelle révolution. Les deux partenaires créent des oeuvres qui utilisent une technologie unique de captation en 3D 360°.

Quand le cinéma est né il y a 120 ans, les images documentaires représentaient le nec plus ultra des images animées. Plus l'impression de réalité était forte, plus l'art s'approchait du cinéma.

Bas de vignette : Félix Lajeunesse et Paul Raphaël (à droite) présenteront trois expériences de réalité virtuelle au festival Sundance. PHOTO DAVID BOILY, LA PRESSE

Aujourd'hui, Félix et Paul repousseront un peu plus les limites du réel et de l'art en présentant au festival Sundance trois expériences de réalité virtuelle: Strangers de Patrick Watson, le film Wild et, en première mondiale, un documentaire de huit minutes, Herders, sur des éleveurs de yaks nomades en Mongolie.

« Les grands studios de Hollywood voient dans cette technologie une extension du cinéma, peut-être même un nouveau médium en soi», affirme Félix Lajeunesse.

Fox a pris contact avec Félix et Paul pour leur commander une œuvre autour du film Wild de Jean-Marc Vallée. Résultat: une expérience de réalité virtuelle qui nous plonge dans une forêt de la côte Ouest avec Reese Witherspoon, Laura Dern et un sympathique renard. Il ne manque que l'odeur des pins!

« On n'avait pas à raconter l'histoire, mais on a exploré l'univers émotionnel du film. Le plus fabuleux, en réalité virtuelle, n'est pas le spectacle, mais la relation qui se crée entre le spectateur et les personnages, dans la subtilité des émotions», note le créateur.

«L'état d'esprit du spectateur s'approche plus de l'univers onirique que d'une expérience pure de réalité, explique-t-il. La réalité virtuelle n'est pas une transposition de la réalité. C'est un espace intermédiaire entre rêve et réalité. Cette zone-là est très riche en termes créatifs.»

On sent qu'on est aux balbutiements d'une nouvelle forme d'expression, d'un nouvel art en quelque sorte.

Publié le 30 Janvier 2015