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Qu'est-ce que la perspective ?
Les premières tentatives
L'expérience de Brunelleschi
La perspective et la peinture
La perspective atmosphérique
Trouvez le point de fuite
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Une nouvelle vision du monde
La découverte des lois de la perspective dans l'Italie du Quattrocento témoigne d'une nouvelle vision du monde empreinte de valeurs humanistes. Pour les artistes de la Renaissance, "l'homme est la mesure de toute chose".

Les dessins de Léonard de Vinci (1452-1519) sur le corps humain montrent celui-ci comme reproduisant les rapports harmonieux du Cosmos. Dans son célèbre traité, De Divina Proportione (1509), illustré par Vinci, Luca Pacioli définit un idéal esthétique qui s'incarne, notamment dans le nombre d'or. Les mathématiques deviennent un nouveau langage symbolique traduisant l'Harmonie du Cosmos.
Comme le souligne le professeur Mikael Imberty,
« (...) l'homme de la Renaissace trouve grâce à la perspective un moyen de redéfinir le monde tel qu'il le conçoit, de projeter sur lui ses idéaux de régularité et de perfection. Son emploi à outrance pendant cette période témoigne d'une volonté affichée et très platonicienne de découvrir sous l'apparente incohérence du monde un ordre caché, de montrer que celui-ci répond à des principes déterminés et intelligibles (1) ».
Ce que l'humansime magnifie dans l'homme c'est sa capacité à s'expliquer le monde à partir de lui-même et non plus en se référant à l'autorité des textes sacrés. C'est désormais par le prisme de la "RAISON" que l'homme moderne veut interpréter le Monde. La découverte des lois de la perspective linéaire (ou géométrique) à la Renaissance s'inscrit dans la démarches des humanistes de rendre intelligible le MONDE. Désormais, les artistes et les ingénieurs vont composer avec la tridimentionalité.
La désacralisation du Monde
| La Renaissance, à partir des connaissances grecques et d'une technique basée sur les découvertes de Thalès et d'Euclide, inaugure un système de vision unitaire. L'espace de la perspective naît de l'exploration optique du monde et correspond à une vision de l'homme comme centre de l'univers. (...)
Désormais le monde est considéré comme Nature, non plus reflet de la pensée de Dieu. Il ne s'agit plus de représenter l'Aù-delà mais le monde. On substitue aux lois divines celles d'un monde autonome et l'espace agrégatif du Moyen Age fait place à une construction exacte, à un espace systématique, un espace rationnel, infini, continu et homogène.
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"Dans la nouvelle représentaion du monde qu'implique la notion de point de fuite, le divin est réduit à la perception qu'en a l'homme, ce qui suppose une mutation des mentalités". (Pannofsky)(2).
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