Réflexions sur le racisme systémique

DIALOGUES-FICTIONS SUR LE RACISME

JEUDI 24 NOVEMBRE

14H-16H     TABLE-RONDE ET DÉBAT    #AUDITORIUM
16H-18H     4@6 PHILOSOPHIQUE         #BIBLIOTHÈQUE

Illustration racisme

Nous sommes tous conscientisés au problème du racisme et de la xénophobie – à l’école, dans nos milieux de travail, dans les médias. Les comportements ouvertement racistes sont unanimement dénoncés, et quiconque se fait taxer de racisme cherchera à nier ces accusations. Or si personne ne se revendique du racisme, l’exclusion des minorités culturelles dans l’accès au logement, à l’emploi, à l’éducation ou aux services publics est un phénomène réel et documenté.

Il semble contradictoire qu’une société qui valorise l’acceptation de la différence au niveau des comportements individuels entretienne, au niveau systémique, des mécanismes d’exclusion sociale. Le racisme est-il une attitude individuelle de rejet de l’autre ou un ensemble de pratiques sociales d’exclusion incarnées par des institutions? Comment la dimension subjective du racisme s’articule-t-elle sur sa dimension systémique? Voici les questions auxquelles tenteront de répondre nos cinq intervenants:

  • Will Prosper (Cofondateur et porte-parole du mouvement citoyen Montréal-Nord Républik)
  • Christian Goyette (Sociologie, Collège Ahuntsic)
  • Lomomba Emongo (Philosophie, Collège Ahuntsic)
  • Thomas Dussert (Philosophie, Collège Ahuntsic)
  • Samaël Beaudoin (Philosophie, Collège Ahuntsic)

CONCOURS D’ÉCRITURE

Dans le cadre de l’événement « Réflexions sur le Racisme systémique », la communauté étudiante du Collège Ahuntsic est invitée à produire des dialogues sur la thématique du racisme. Les meilleurs dialogues seront lus lors du 4@6 qui aura lieu à la Bibliothèque Laurent-Michel Vacher, et recevront des bons d’achat de la Coop’.

Règle du concours:

  • Vous pouvez participer seul, ou à deux.
  • Vous devez produire un dialogue écrit entre 2 personnages : les 2 doivent avoir la parole. Ils peuvent se parler directement, ou bien par téléphone, ou encore par textos, ou enfin par courriels. L’échange doit être aussi poussé que possible : les personnages doivent être conduits à réfléchir à leurs motivations, à leurs valeurs.
  • Votre dialogue doit s’inspirer de l’un des 3 scenarios ci-dessous.
  • Une fois terminé, remettez électroniquement votre dialogue à Joan Sénéchal (Philosophie) avant le 17 novembre.

Scenario 1 : « La tête de l’emploi »

Illustration racisme

M./Mme X a envoyé 2 C.V. au service des ressources humaines d’une entreprise pour laquelle il/elle aimerait travailler. Le 1er C.V. est à son vrai nom (un nom à consonance « étrangère »), et l’autre est sous un faux nom, plus « couleur locale ». Or, le service des ressources humaines le/la rappelle à son faux nom, mais pas à son vrai nom; puis, suite à l’entrevue où il/elle révèle sa véritable identité, il/elle n’est pas engagé(e).
Dans un échange, M./Mme X confronte M./Mme Y du service des ressources humaines : imaginez cette discussion. Vous donnerez un nom et une identité aux personnages. Le domaine de l’entreprise en question est à votre libre-choix: vente, médias, communication, services juridiques, spectacles, assurances, informatique, transport, manutention, etc.

Scenario 2 : « La tête du client »

M./Mme X éprouve de la difficulté à trouver un logement dans le quartier de son choix. Il/Elle soupçonne que c’est à-cause de son nom et de son accent « étrangers ». Il/Elle demande donc à une connaissance de faire la recherche à sa place, avec son nom et son accent « local ». Rapidement un logement est trouvé chez un/une propriétaire qui prétendait auparavant avoir déjà loué son appartement.
Dans un échange, M./Mme X confronte le/la propriétaire du logement: imaginez cette discussion. Vous donnerez un nom et une identité aux personnages.

Scenario 3 : « S’affirmer ou se fondre »

2 membres de la même communauté (de votre choix) discutent. Le premier a changé son prénom et a travaillé sur son accent pour paraître aussi « local » que possible; il a également adopté la plupart des codes culturels du pays d’accueil. Le second voit cela comme une trahison et maintient son identité d’origine, malgré les difficultés que cela peut lui causer en diverses occasions.
Chacun est persuadé de faire le bon choix, et pense que l’autre a tort. Imaginez leur débat.