C’est donc entourée de collégiennes et de collégiens venus de partout au Québec, que l’étudiante a pu mettre l’épaule à la roue afin de choisir laquelle, parmi les cinq œuvres en lice, méritait les grands honneurs. La délibération a eu lieu dans une ambiance on ne peut plus littéraire, lors du Salon du livre de Québec. Signe que les cercles de lecture sont en bonne santé dans les institutions collégiales, les discussions ont été riches et animées par une cinquantaine de personnes étudiantes, toutes issues de cercles de lecture des collèges participants.
Le Prix littéraire des collégien·ne·s est décerné chaque année par un jury formé d’étudiants et d’étudiantes du collégial. Il constitue l’une des distinctions les plus importantes et convoitées du milieu littéraire québécois. Non seulement joue-t-il un rôle majeur dans le réseau de l’enseignement collégial et sur le plan de l’institution littéraire, mais il contribue aussi au rayonnement de la culture québécoise.
L’expérience fut riche et stimulante autant pour l’étudiante que pour l’enseignante en littérature qui l’accompagnait, Rachel LaRoche. Rachel LaRoche était l’une des personnes responsables du cercle de lecture au Collège pendant la session d’hiver, avec Karine Pietrantonio et Catherine Bouchard. Nihel a pu vivre les coulisses du concours en étant partie prenante du verdict final. L’expérience a été formatrice et stimulante pour elle qui a pris la parole de façon fort éloquente auprès de ses homologues!
L’œuvre gagnante est La mère des larves de Maude Jarry, parue aux Éditions De ta mère. Nihel a d’ailleurs pu rencontrer personnellement l’autrice.


